OSKAR FREYSINGER : « JE NE SUIS PAS DU TOUT DANS LA POLITIQUE POLITICIENNE »

Les mots, écrivais-je il y a peu, ne veulent absolument plus rien dire, lorsqu'ils sont énoncés dans le champ politique. Et, à ce petit jeu, qui n'est pas celui d'une bataille entre le mensonge et la vérité, mais celui d'un combat pour le grand n'importe quoi, Oskar Freysinger a montré dans Le Matin Dimanche qu'il ne craignait absolument personne. 

Le voilà en effet asséner au journaliste cette phrase culte venant de la bouche d'un poète : "Je ne suis pas du tout dans la politique politicienne". 

 

Démontrer logiquement, - au sens de la logique aristotélicienne -, l'erreur du propos n'est pas difficile, puisque l'utilisation du "pas du tout" évoque une complétude qui ne peut que laisser ébahi jusqu'au plus nigaud des sots. 

Mais, il faut pousser le bouchon un peu plus loin et s'interroger sérieusement, nonbstant les querelles idéologiques de positions. Oskar Freysinger serait-il ce politique dont le peuple rêve, qui se désintéresserait de la politique politicienne ? 

Que nenni !

Oskar Freysinger entend simplement leurrer le lecteur dominical et faire croire aux inattentifs qu'il est celui qui jettera aux orties la politique politicienne. Or, ...

... quoi de plus politicien que cet homme politique qui va gazouiller dans le cou des brebis radicales et des moutons libéraux pour tenter de faire liste commune avec le PLR ?

... quoi de plus politicien que ce gourou qui va dénicher une inconnue pour tenter de ravir le siège haut-valaisan à Esther ?

... quoi de plus politicien que ce conseiller d'État qui va faire des mamours au transfuge Voide pour appâter la droite intégriste du PDC ?

... quoi de plus politicien que cette affiche pleurant Maria qui ne peut se loger par la faute de ces profiteurs de migrants ?

... quoi de plus politicien que ce membre de l'exécutif qui cajole Momo pour que Jean-Marie Cleusix soit nommé ?

... quoi de plus politicien que cette stratégie consistant à transformer une élection au système majoritaire en une proportionnelle, le choix de liste remplaçant le choix des hommes ?

... quoi de plus politicien que ces affiches visant nommément Esther et Stéphane ?

"Je ne suis pas du tout dans la politique politicienne".

Cette phrase a la même profondeur de vérité que celle qui énoncerait que Serge Métrailler fut l'entremetteur grassement payé du transfert de sa star vers l'équipe adverse. 

Pourquoi avoir dit une pareille connerie ? Parce que cette parole, à ancrer dans l'esprit des électeurs, signifie : "votez pour moi, parce que je ne fais pas, contrairement aux autres, de la politique politicienne".

Comprendre Oskar est finalement très facile : il faut retourner la phrase dans l'autre sens pour fixer l'opinion qui est vraiment la sienne. 

Bonjour à tous les opportunistes irréprochables !

 

 

 

  1. rosu says:
  2. Votre commentaire, Maître, il est … pathétique. (PSYCHOPHYSIOL. Qui concerne la sensibilité. Les événements intérieurs, les perceptions, les injonctions (…) les enfers que nous portons en nous, et leurs abîmes de démence, de sottise, d’erreur et d’anxiété, tout cet univers pathétique, instable et tout-puissant de la vie affective ne se peut absolument pas séparer de ce qui le perçoit (Valéry, Variété IV,1938, p.178)). Vous comprenez, j’espère, Maître, que mon « pathétique », je le lie, dans mon analyse et ontologiquement parlant, à la sensibilité Kantienne (?!), avec une lecture, ou plutôt une audition qui se prête au tamisage qui prend support dans l’esthétique transcendantale (un conseil, si vous permettez, la tonalité de votre voix dans la vidéo euthanasié, confirme inexorablement mon « diagnostique » ! Un peu plus grave, si possible !). Voyez-vous, mon très cher Maître, l’orientation que vous donnez à votre commentaire relève d’une représentation sensible d’une personne que (toujours d’après Kant et son esthétique) vous ne pouvez qu’affectionner. L’affection peut prendre parfois des formes très spéciales, névrotiques, de type hystérique, si construites sur un fondement psychologique, instabilisé par des manifestations mentales obsessionnelles, comme par exemple la jalousie. Mais, en définitif, comme le déterminisme structural m’importe très peu, j’aimerais bien comprendre votre méthodologie causale, même aristotélicienne, et aller tout de suite à la cause finale. Elle s’apparente à une mise en scène probable, digne d’Alonso Quichano, « le brave hidalgo qui se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l’Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés » (Wikipédia). Maintenant, si la cause est noble, est-ce qu’on a le droit d’utiliser la décontextualisation (à voir la logique de la question posé à OF !) et surtout l’introduction des syllogismes ? L’un serait de ne pas vouloir distinguer, la conclusion de la méthode, et je donne un exemple : 1. votre action politique se résume à vouloir surtout diviser le PDC ? (méthode et objectif, détruire,clairement suggéré) 2. je veux mettre en place un programme, (méthode, aléatoire, objectif, faire du bien, partant du principe qu'OF, n’est pas l’Anti-Christ, qui vient au nom du bien pour tout détruire). Donc, maintenant dans votre commentaire, vous utilisez des prémisses probables, des enthymèmes pour faire croire que l’objectif exclusif d'OF est de l’ordre de la politique politicienne (détruire, dans ce cas) et non de mettre un place un programme d’intérêt général (le bien, relatif, je peux vous l’accorder), action qui risque, je vous l’accorde aussi, l’utilisation de méthodes apparentées à la politique politicienne ! Mon cher maître, arrivé ici, j’ai 2 questions : 1. êtes-vous sûr de maîtriser les mécanismes de la logique ? 2. en cas de oui, ma 2éme question serait : êtes-vous conscient de l’utilisation dans vos démonstrations multiples des syllogismes à la pelle (attitude fallacieuse) ou vous le faites par inadvertance, cas dans lequel on parle de paralogisme (erreur de jugement) ? Si vous n’avez pas envie de répondre, ce n’est pas grave, moi, de toute façon je me suis fait une opinion. Laquelle, vous me demandez ? Vous permettez, je vous la réserve pour le soir du 19.03.2017, mon cher Maître !