La stratégie du "fils de la veuve" pour faire élire "l'homme au chapeau" ...et leurs reseaux !

L'ETRANGE RENCONTRE AVEC LES MAITRES DE LA NOOSPHERE !
 

Des personnes très influentes de la noosphère m’ont posé une série de questions en rapport avec les élections valaisannes. Vous allez me dire que je suis fou. Vous pouvez, j’ai l’habitude ! Mais après ? Ça vous titille quand même de connaître leurs questions, n’est-ce pas, mes amis… innocents ?

Les voilà :

  1. Qui est le chef de campagne d’un assoiffé anachronique qui ne comprend pas l’évolution nécessaire ?

  2. Qui est le propriétaire de cette main invisible qui s'est appuyé sur l'épole de Serge Metrailler pour faire avancer les primaires PDC, et demander l'exclusion de Voide, après l'annonce de sa candidature ?
  3. Qui est le responsable de la stratégie qui prônait, déjà en 2013, l’attaque des Conseillers d’Etat conservateurs Tornay et Freysinger ?

  4. Qui est l’instigateur de la candidature de Jean-Marie … - non, pas le vieux, un peu fou, je veux bien, les gars  ... mais quand même - Bornet ?

  5. Qui a activé tous ses réseaux « mafieux » et les agents dormants, présents aussi dans la presse romande, pour avoir des articles arrangeants pour LE champion et en même temps commander des articles « Mort à Freysinger ! » ?

  6. Qui est derrière ce sondage RTS, monstrueusement fabriqué, qui fait rire tous les apprentis du Valais ? (l’angoisse doit être à son paroxysme !)

 Il y avait d’autres questions, mes amis, mais ma mémoire étant …légère, je les ai oubliées ! Mais vous savez, l’élément le plus étrange de cette rencontre, vous allez être d’accord avec moi, c’est que ces illustres personnages, n’ont même pas voulu connaître ma réponse ! Ils étaient sûrement convaincus que mon avis ne pouvait être que … LEGER !

 
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Le PDC accuse Freysinger de vouloir gazer les handicapés

laurent léger

Le député PDC valaisan Laurent Léger s’insurge sur les réseaux sociaux.

 

"Il ne veut plus intégrer les enfants handicapés dans nos écoles. La prochaine étape c'est quoi? Les camps et le gazage ?"

Et le Nouvelliste d'assurer que cela "sent la plainte pénale".

Sur son compte Facebook, le Conseiller d'Etat a répondu comme suit:

"Que Laurent Léger ne sache pas lire ce que j'ai réellement exprimé au sujet de l'intégration des enfants handicapés, passe encore, mais qu'il puisse faire preuve d'autant de bassesse et de faiblesse dans l'argumentation me laisse pantois. Très léger pour quelqu'un qui prétend donner des leçons de morale.

Déposer plainte? Inutile. Laissons la bave au crapaud, il finira par étouffer dans sa propre haine."

L'anti-freysingerisme semble être devenu le dernier moyen en date de maintenir l'attention politique en période creuse. Quand la gauche s'essouffle, il y a toujours un PDC pour reprendre le flambeau.

Enfin, pour ce qui est de son intégration en politique, le PDC semble prêt à tout pour remonter son handicap...

 

3 commentaires

  1. Posté par Derek Doppler le 17 juillet 2013 à 06h56

    Léger, un minable incapable de maîtriser les participes passés et dont l’horizon historique s’arrête aux camps de travail -même pas cap’ d’aller jusqu’au goulag le gars. Le parfait ineptocrate romand contemporain en phase avec une populace idoine.

  2. Posté par Pierre-Henri Reymond le 16 juillet 2013 à 00h21

    Comme disait un secrétaire de de Gaulle à un autre, juste après la guerre: « il faudrait commencer par supprimer les cons et les imbéciles »! La porte du bureau étant ouverte, le Général les entendit, et lança, comme à la cantonade:
    « Vaste programme »! Très vaste en effet! Léger ne se sent même pas visé.
    Ceci dit, en tant que membre du parti démocrate CHRÉTIEN, que ne craint-il pas les lions du cirque?

  3. Posté par ernest le 15 juillet 2013 à 16h59

    Pauvre PDC valaisan. C’est bien triste d’en arriver là. Bravo Oskar Freysinger de traiter ce genre de personnage par le mépris.

20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 10:11

 

Cette expression « Les enfants de la veuve », employée par les Francs maçon, m’a plongé dans le monde imaginaire de la fameuse opérette de la veuve joyeuse ou une coquine se défoule après le décès de son richissime époux.

Dans mes rêves cette femme était tantôt la veuve un peu délurée avec une vie de patachon, tantôt sémillante et enivrante veuve Clicquot. Dois-je l’avouer ? Je ne savais plus à quel sein me vouer !

Quand j’ai su que les francs-maçons étaient fils d’une veuve, je me suis tout de suite dit qu’il y avait là quelque chose de louche, que cela cachait une sorte de naissance extraconjugale. Si les maçons sont les fils d’une veuve, quel est le papa ou quels sont les géniteurs ? Mais d’abord, et surtout, cette veuve qui est-elle derrière son voile noir ?

Pour tenter de comprendre je ne me suis pas tourné vers les tests ADN. Je me suis-je tout simplement plongé dans mon antique livre de Jules Boucher (J. B.) ce porte parole des frères en tablier que j’aime taquiner pour le plaisir d’offusquer la galerie. Mon vénérable exemplaire tombe en lambeaux car il a près de quarante années de bons et loyaux services. En effet, il fut réédité en 1948 par le colonel JB, titre bien mérité car il était gardien des colonnes du temple maçonnique Jakin et Booz… Au moment ou il sortait de presse c’était l’année de mes 9 ans, ou j’usais tristement mes fonds de culottes sur les bancs de mon école communale narbonnaise.

À travers ce livre : La symbolique maçonnique, notre auteur essaye de nous faire découvrir qui est cette femme énigmatique, et aussi qui sont ses fils. Ainsi j’ai pu lire à la page 280 :

« L’expression « enfant de la veuve » désigne les francs-maçons et la mystérieuse expression de « Veuve » désignant la Franc-Maçonnerie à fait l’objet de maintes recherches et de maints travaux. »

Donc la Veuve est la Franc maçonnerie et ses enfant sont les franc maçons. Voilà une définition qui me sied car il n’y a pas de confusion entre les francs Maçons et la franc-maçonnerie. Ce sont deux choses totalement distinctes. Dois-je vous glisser à l’oreille, avec un petit sourire égrillard, que j’aime beaucoup la Veuve mais ses enfants me laissent perplexes...

Notre colonel, ne fut pas dans la cavalerie car il ne saisit pas la langue du cheval ou cavale ou encore cabale qui donne une vision non pas binoculaire mais trioculaire des textes les plus banals. De ce fait, notre auteur ne saurait dépasser la référence littéraire, matérialiste, et ouvre un panorama hétéroclite à travers une savante compilation de citations issues d’auteurs les plus réputés de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

Plus je lisais, plus les nuages d’inconnaissances s’amoncelaient au point de faire pleuvoir sur moi de la choucroute (ne riez pas, c’est un réel ressentir !). Comme je suis un cancre, la choucroute c’est mon plat favori car il est plein de nœuds et bien d’autres choses encore. Voyez-vous, cher ami, ma nature de Béotien me ferait-elle passer à côté des subtilités spirituelles de la vie ? C’est à vous de juger!

Voyons un peu cet exposé à la Prévert ou il ne manque que le raton laveur…

Avec un certain PARIGOUT, nous apprenons que les enfants de la veuve sont ceux de la nature toujours vierge et féconde. Reconnaissons qu’il y a de l’idée… pour le versant écolo de la fraternité !

Pour GERALDE nos francs maçons sont les « enfants de la veuve » qui n’est autre que la mère de l’architecte Hiram… C’est un retour à la classique histoire de l’architecte assassiné, un lieu commun donc !

Mais notre auteur érudit va chercher les lettres de noblesse de cette expression dans l’Égypte antique. En ce lieu notre veuve n’est plus la franc-maçonnerie mais Isis la veuve d’Osiris… Ah l’Égypte, elle est dans toutes les sauces !

De son côté RAGON considère qu’en hiver le soleil meurt et ainsi la nature devient veuve. Sur ce point, les Maçons prennent du galon car lorsque le soleil ressuscite au printemps les enfants de la veuve deviennent « enfant de la lumière ». C’est une appellation qui nous pousse sur le sentier des tristement célèbres illuminatis éteignoirs du monde. Ou alors est-ce une interprétation erronée ?

Je vous fais grâce des développements autour de l’histoire de l’architecte Hiram. Je ne puis que croire à l’exagération quand notre auteur affirme que la franc-maçonnerie est veuve depuis que Jacques de Molay, grand maître des Templiers, a été brûlé.

En résumé notre veuve est autant la franc-maçonnerie que la mère d’Hiram ou Isis et même la nature…

Il y a donc, de tout puisé partout y compris dans la mythologie grecque. En réalité notre veuve reste toujours une illustre inconnue ou le papa des enfants, et donc des francs maçons, s’est absenté en rasant les murs.

Retenons que cette manière de procéder de notre colonel permet de saisir cette tendance au syncrétisme qui ne peut que virer, tôt ou tard, au salmigondis ou à la choucroute ! En tout cas ses multiples références, qui tirent à hue et à dia, épaississent ma couche de « cancritude »…

Comprenons pourquoi on demande aux courageux francs-maçons de faire sa propre sauce, et de la servir sur une planche pour inciter les autres à faire de même. N’y aurait-il pas confusion entre initiation et renonciation ? Renonciation, à renouer avec les valeurs essentielles et véritablement ésotériques…

Les francs maçons sont logés à la même enseigne que l’Église. Ils ne sont pas responsable des multiples transgressions de leurs aînés qui on défiguré, au fil du temps, le vrai visage de leur veuve de maman.

Que peut-on ajouter ? Peut-être une petite remarque générale en passant. Nombreuses sont les vies qui ne sont que des fuites hors de soi-même dans cet imaginaire qui fait le bonheur de ceux qui exploitent la misère humaine. Un confort douillet et nombreux sont les individus qui choisissent les vérités de l’écurie. Ils plongent la tête dans le râtelier et ils mâchent tout leur soûl tout ce qu’on leur sert !

Les autres, les « Illuminati », les décideurs et conservateurs qui se disent gardiens du temple, ces faiseurs de « dogmes », les utilisent à leur fin. Jamais, au grand jamais, nos prolétaires de la condition humaine ne quittent l’écurie. jamais ils n’ouvrent leur bouche édentée pour tenter de mordre à la vie et être finalement eux-mêmes.

C’est ainsi que le grégarisme se confond avec l’égrégore, devient l’égrégore !

Tel est le poignant constat du naufrage des religions et de bien des sociétés dites initiatiques qui n’initialisent rien si ce n’est le début de la fin !

Comprenne qui voudra et revenons à notre veuve qui a une ribambelle d’enfants nés de père inconnu.

Voyons notre veuve sous un autre angle. Qu’est-ce qu’une veuve sinon une épouse qui a perdu son conjoint ? En d’autres termes, et d’une manière plus globale, c’est un couple qui a perdu sa partie masculine. En effet, le mot « veuve » vient du latin « vidua » qui signifie vide, privé de… son complément.

Dans le registre alchimique, le couple initial existe. C’est lui qui est le fondateur de la maçonnerie car il taille la pierre philosophale.

La matière première des alchimistes est un corps double fait de l’union du « soufre » mâle et du « mercure » femelle. Ce minerai à double complexion perd donc son « soufre » pour devenir « mercure » (cabalistiquement : mère).

Ce « mercure » qui est « veuf » de son « soufre » quand il parvient à maturité va être multiplié, ce qui augmente sa puissance d’un facteur 10 à chaque réitérations. Les résultats de cette multiplication permettent la transmutation.

Les enfants de la veuve ne sont autres que des êtres transmutés, manifestation directe de la puissance de la veuve. Malheureusement la réalité est autre, car les maçons ignorent (par leur manière d’être uniquement pour le symbole) l’existence de la première matière des mondes qui seule peut délivrer des contingences intellectuelles.

Les francs maçons devraient être la manifestation de la puissance de la Veuve (qui se confond avec la Vierge) et donc de l’essence de la maçonnerie indissociable de l’alchimie… Ils peuvent y parvenir, et je le souhaite de tout cœur, mais pour cela encore leur faut-il acquérir une vision triloculaire et surtout quitter leur râtelier…

Avec toute mon amitié.

La veuve noire !

La veuve noire !

 
 
 
 
 

 

La planche de la ... Vérité !

GLDF Loge : NP 08/01/2009

 


Les Enfants de la Veuve
ou le mythe de la mort et de la renaissance

Je pense, mes T C F V\M\ que cette dénomination vous a quelque peu intrigué à un moment donné de notre parcours initiatique ? en ce qui me concerne ce fut le cas ; alors ce soir, je vais essayer en toute humilité de traiter ce thème à travers deux mythes : ISIS épouse D’OSIRIS, et MEDEE la magicienne.

Mon travail se décompose en 3 parties :
1 -Evocation du sujet à travers la légende d’Hiram.
2 -Isis et Médée, et à travers ces deux mythes, la symbolique de la mort et de la renaissance.
3 -une réflexion  sur la mort.

Le mot « Veuve », vient du latin « Vidua », qui signifie vide, privé de.
Le mot « vide » a le sens d’espace et non de néant.

Chez les grecs, le surnom de veuve était attribué à Héra, devenue Junon l’épouse de Jupiter chez les romains.

Dans le monde profane, les fils de la veuve, désigne des enfants qui ont perdus leur père. L’absence de père semble récurrente dans les mythologies et les religions ; pas de présence  paternelle dans l’histoire de Myrtha, Krishna, Sargon  ou Moise.

La veuve désigne symboliquement la Maçonnerie, dont les membres sont appelés « les enfants de la « veuve », la F M\ est veuve d’Hiram, et les F M\ sont ses enfants orphelins.

Mais la »Veuve », est caractérisée  par un « voile noir », elle symbolise alors les ténèbres inhérents à l’espace, c’est la raison pour laquelle, les Maçons sont simultanément « les enfants de la Veuve, et les enfants de la lumière, ils sont aussi les enfants du monde des ténèbres ;   mais au sein de ce monde, ils se manifestent comme enfants de la Lumière.

Il est dit d’Hiram, dans le livre des Rois, qu’il était lui-même le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali : ce qui pourrait justifier l’allusion !
Le veuvage recouvre toutefois, une signification plus profonde, caractéristique de la tradition initiatique occidentale, dont les racines remontent à la plus haute antiquité.

3000 ans avant JESUS-CHRIST, à la période de la civilisation de DJEMDET- NASR dont les historiens reconnaissent l’influence sur toute l’Asie centrale, ainsi qu’en Egypte, une légende rapportait l’existence d’un roi fabuleux, DOUMMOUZI ou TAMMOUZ, amant ou époux de la déesse-mère, qui mourrait en même temps que la nature, et renaissait trois jours plus tard.            

A l’instar des nombreux mythes agraires similaires, le drame d’Hiram peut donner lieu à une interprétation astronomique : Hiram serait le soleil, l’Acacia représenterait la nouvelle végétation engendrée par la renaissance du soleil.                                                                            

En décembre le soleil hivernal paraissant descendre dans le tombeau, la nature est veuve de son époux, de celui-ci dont elle tient chaque année sa joie et sa fécondité.
Ses enfants (enfants de la veuve, aussi appelés enfants de la nature ) se désolent, ils deviennent enfants de la lumière lorsque le soleil réapparaît. La nature constitue l’archétype de la veuve, nul n’a besoin d’être initié pour savoir, que de la semence du grain résulte la récolte du blé.

Pour que les mystères aient un sens profond, dont la compréhension exige l’initiation, il faut que l’allégorisme ait subit la transformation en symbolique mythique, chargée d’une secrète signification psychologique que je vais aborder par le biais du thème de la veuve. 
La veuve recouvre tout à la fois, les concepts de vie et de mort.
Elle contient le secret de la vie  même recroquevillée dans les ténèbres du désespoir d’avoir perdu son époux ; mais elle connaît aussi le secret de la mort, et n’hésite pas à donner la mort à ses enfants avant de les régénérer et de les faire renaître.

Pour éclairer ces deux concepts de mort et de renaissance, je vais développer ces thèmes à travers deux figures symboliques qui illustrent mon propos.
La Déesse ISIS, considérée par les anciens comme la Déesse de la fertilité, et la déesse des initiations, épouse d’OSIRIS dont l’assassinat a sans nul doute servi de modèle au mythe d’HIRAM, et d’autre part, la magicienne Médée, porteuse de mort.
                
ISIS, DEESSE DES INITIATIONS

Un peu d’histoire mes Frères : Ra devenu vieux avait choisi son fils ainé pour lui succéder. Celui –ci  s’est révélé un excellent souverain, apprenant aux hommes l’agriculture, transformant les nomades en sédentaires.
SETH, frère jaloux d’OSIRIS, décide de l’assassiner au cours d’un banquet et de l’enfermer dans un sarcophage qu’il jettera dans le Nil.  SETH règne par la terreur et la violence, ISIS,veuve se met en quête du sarcophage. Aidée par sa sœur NEPHTYS, elle retrouve le sarcophage échoué près des cotes d’Asie mineure, protégé par le tronc d’un acacia.( nous sommes déjà dans la symbolique.)
Pour empêcher ISIS de le ressusciter, SETH découpe alors le cadavre en morceaux qu’il disperse sur toute l’EGYPTE.
A force de patience, de persévérance et d’obstination, ISIS rassemble les morceaux épars, mais ne retrouve pas le phallus, elle reconstruit le corps de son époux, ajoute un appendice fabriqué avec du limon et de la salive, se transforme en faucon femelle, se pose sur le corps, et le Dieu mort la féconde.
L’opération alchimique accomplie, ISIS met au monde HORUS celui qui prendra soin de son père, celui qui rétablira l’équilibre.
ISIS est représentée portant un trône, symbole identifié à la science divine, le hiéroglyphe d’OSIRIS est formé par un trône surmonté par un œil : OSIRIS a le pouvoir de voir, donc de créer, les deux époux sont complémentaires, ils forment les deux polarités d’un principe unique.

L’essentiel du mythe Osiriaque, tient dans la séparation et la possibilité de réunion, c'est-à-dire la possibilité de renouveler la création, le mystère, c’est l’union du corps (Osiris) et de l’esprit (Isis) qui est reproductible tant que les rites appropriés sont célébrés.
L’esprit sans matière n’est pas créateur, la matière sans esprit est chose morte : la réunion des deux est la vie.
N’est-ce pas la fonction de l’initiation d’opérer ce nécessaire mariage ?
N’est-ce pas également l’objet de l’initiation maçonnique ?   insuffler l’esprit maçonnique dans la matière inerte du profane, afin de le recréer en être de lumière et le faire entrer dans le corps symbolique d’HIRAM ?
A la lumière du mythe Osiriaque, le mythe fondateur de la F\M\ nous dépasse, l’état de veuve met l’accent sur l’aspect mystérieux de la création, et déroute notre capacité de compréhension, la veuve est inaccessible, elle représente le Temple à la construction duquel nous travaillons, à la fois but et moyen, qui nous permet de rentrer dans le mythe, dans la réalité de l’initiation, les initiés sont comme autant de morceaux épars d’Hiram qu’il leur faut consciencieusement rassembler, en respectant les rites, pour recréer le Maître, qui s’apparente à l’homme primordial, universel ou cosmique.

Nous faisons partie du corps des maitres, nous avons expérimentés le processus de transmutation, mais il faut abandonner l’idée d’être maître de quoi que ce soit, mais vivre avec humilité les devoirs de la fonction, aucun de nous ne pourra prétendre devenir à lui seul HIRAM, tout F M\ doit se considérer comme une réincarnation du Maître Architecte HIRAM, la maîtrise s’incarne dans ce démembrement.
           
La veuve est la mère. Lorsque nous sommes en danger, nous sollicitons son aide. Nous sommes nés par cette mère, et c’est elle qui nous a donné la conscience de la vie, et la vie en conscience.
Nous ne sommes pas nés de son ventre, mais de sa puissance spirituelle, c’est cette puissance qui nous nourrit.                               

La veuve donne l’impulsion, afin que chaque Maçon aille au bout de son chemin, s’insère au mieux dans le temple, et que tous ensemble nous servions à l’accomplissement de son œuvre.

De la qualités de nos quêtes individuelles, de l’accomplissement des obligations et devoirs qui nous incombent en tant qu’initiés, dépend la réalisation de l’œuvre de la veuve, elle nous pousse à aller au plus loin dans la réalisation de notre développement spirituel, la veuve met à l’épreuve le désir de l’initié.

Abordons maintenant le mythe de MEDEE, porteuse de mort

MEDEE est fille d’AETES, roi de Colchide, lui-même fils du soleil, le roi AETES possède une toison d’or fabuleuse qu’il fait garder par un dragon.
Le héros grec JASON doit conquérir la toison d’or pour retrouver son trône, AETES refuse de lui donner la toison s’il n’accomplit pas des exploits qui semblent impossibles à un simple mortel.
MEDEE lui apporte son aide en échange d’un mariage, elle lui apprend comment réussir les épreuves et s’emparer de la toison.
Lors de leur fuite ; elle fait tuer son frère, le coupe en morceaux qu’elle jette un à un du char qui les emporte, afin de retarder AETES qui s’arrête pour ramasser les débris de son fils.
De retour en Grèce, Jason ne retrouve pas son trône. Pour le venger MEDDE assassine PELIAS, le méchant oncle de Jason, ACASTE, fils de PELIAS, jure de venger son père.
Le couple en fuite avec les enfants est accueilli à Corinthe chez le roi CREON.  ACASTE menace de bruler la cité si le roi protège la criminelle, CREON propose à JASON de lui faire épouser sa fille, et bannit MEDEE, qui pour se venger offre à la nouvelle épouse des cadeaux maléfiques qui s’embrassent au soleil, le roi et la fille meurent brulés.
MEDDE tue les fils qu’elle a eus avec JASON, et s’envole dans un char ailé, le char de son ancêtre le soleil.
Que n’a-t-on pas dit de MEDEE !  femme jalouse et vengeresse, monstre infanticide, profondément inhumaine.
Pris à la lettre, le drame de MEDEE est épouvantable ; mais sous l’angle initiatique, il prend une toute autre signification : MEDEE aurait initié JASON, puis son beau père.
MEDEE chassée comme une sorcière par ACASTE, trahie par JASON, mais ayant transmis les secrets de l’initiation à ses enfants.

Selon certaines sources, MEDEE aurait été la fille d’HECATE (déesse de la mort et de la magie)et la nièce de CIRCE ?
MEDEE possédait un chaudron de résurrection semblable à celui de la déesse celtique BRANWEN qui faisait bouillir les morts avant de les faire renaitre.

MEDEE a été caricaturée en sorcière sanguinaire et hystérique, ses agissements devenus incompréhensibles passaient pour des actes de folie meurtrière commis par excès d’amour.
           
Pour la petite histoire, avec la SVEGLIU CALVESE A FILETTA et Yves LASNEC metteur en scène, nous avons produit MEDEE au théâtre de Bastia,il y a une dizaine d’année ; je puis vous assurer mes frères que MEDEE dans cette pièce de théâtre était tellurique.

L’idée de la mort dérange, dans tous les psychodrames, il est dit que la joueuse est la vie, que la faucheuse est la mort, annonce sournoise et sourde de l’irrévocable, qui guette au loin, dans la froideur de l’éternité, avant d’arracher  sans cri, ni chuchotement, son du, à l’insu de tous.                                                                                          

Les divinités qui commandent la mort sont habituellement perçues comme des prédatrices, nous autres F\M\, ne serions probablement pas mieux perçus par les profanes, tout au long de notre initiation nous rencontrons la mort, tout au long de notre cheminement nous sommes incités à mourir, pour être initié il faut mourir pour atteindre notre moi profond, pour nous accomplir spirituellement et construire le temple, nous devons mourir.                   

La F\M\ nous apprend que la mort ne doit pas nous terrifier, qu’elle n’est pas l’opposée de la vie, que nous devons cesser de fonctionner dans le champ du connu pour aller plus loin, que nous devons accepter l’inconnu pour nous dépasser, accepter de ne pas durer indéfiniment, pour mieux nous détacher de l’inutile et du superficiel.

L’initiation nous a fait expérimenter dans notre chair et notre esprit, le renouveau créateur et inconnu de la fin, de ce que nous croyons- être, c’est chaque jour que nous devons mourir ; car ce n’est que lorsque nous mourrons, que le réel peut être connu.
Pour que la veuve puisse ressusciter HIRAM, il nous appartient de mettre fin à chaque attachement intérieur, à une sécurité psychologique, à tous les souvenirs que nous avons accumulés, emmagasinés, et ou nous croyons puiser notre sécurité et notre bonheur.

La veuve nous donne t’elle des indications sur la mort de notre être de chair, et sur le monde de l’au-delà ; chercher une relation entre la vie et la mort, un pont entre le continu et ce que l’on imagine exister au-delà ?

J’ose croire cependant, que vivre la maçonnerie me permettra d’envisager sereinement, le moment venu, ce qui finalement apparaît comme une ultime initiation.

Profanes, nous avons accepté l’inconnu que représentait notre initiation maçonnique, initiés, il me semble que nous devons accepter l’inconnu dans lequel nous plongera notre dernier souffle.
  
Très Vénérable Maitre\ et vous tous V\M\ j’ai dit
J\B\ G\
 
Bibliographie :                                                                                      
Le mythe d’Isis et d’Osiris.                                                                             
Les mythes Egyptiens.
Médée la magicienne( Valérie Sigward).
Réflexions sur la mort.

 

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