Allemagne : boycottés pour leurs mensonges, quotidiens et magazines allemands s'effondrent

 
Allemagne : boycottés pour leurs mensonges, quotidiens et magazines allemands s'effondrent
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bvoltaire31/12/2015

Boycotte de la presse : Ce qui se passe en Allemagne est énorme

Depuis 2014, la presse mainstream allemande est en chute libre. Les citoyens se détournent non seulement des éditions papier, mais aussi des sites. Ce qui se passe en Allemagne est énorme.

Lügenpresse (presse menteuse), c’est l’expression la plus répandue parmi les lecteurs d’outre-Rhin. Les citoyens-lecteurs allemands s’organisent sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube) pour appeler au boycott. Le résultat est foudroyant. En septembre 2015, six quotidiens et magazines sont en chute libre. En octobre, ce fut la descente aux enfers. En Allemagne, le phénomène est désigné comme « l’effet Ulfkotte ». Udo Ulfkotte était rédacteur en chef du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), qu’il a quitté. Pris de remord, il révéla dans un best-seller comment la CIA corrompt la presse allemande dans le but de manipuler l’opinion.

La baisse d’audience de ces médias fut déclenchée, entre autres, par le titre en une du Spiegel en juillet 2014 : « Stoppt Putin jetzt! » (Arrêtez Poutine maintenant).

Suivi d’un autre numéro du même magazine, qui apposait sur le portrait d’un Vladimir Poutine au regard inquiétant le titre : « Le voisin dangereux, Vladimir Poutine, et l’impuissance de l’Occident. »

 

                      

Spiegel en juillet 2014 : « Stoppt Putin jetzt! » 

(Arrêtez Poutine maintenant)

Ce qui provoqua l’ire des Allemands et une réplique en forme de pastiche du Wache Bürger (Le citoyen éveillé) : « Stoppt Spiegel jetzt! » (Arrêtez le Spiegel maintenant).

 

« Soutenons la liberté de la presse, c’est la base de toutes les libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement » (Voltaire).

 

La presse allemande est soumise aux directives ainsi qu'à la censure rigoureuse de l'élite politique, a confié un ex-employé de la chaîne de télévision allemande ZDF.

 
Il arrive fréquemment que des journalistes allemands ne soient pas libres de choisir eux-mêmes les sujets à traiter. En outre, la façon dont les actualités sont présentées est décidée non pas par la rédaction, mais est imposée par les représentants du gouvernement.
 
A l'époque de l'unification de la République démocratique allemande avec la République fédérale d'Allemagne – l'Allemagne de l'ouest dans les années quatre-vingt-dix – la direction de la chaîne recevait des instructions d'en "haut", y compris sous une forme écrite, confie Wolfgang Herler, l'ancien chef de la chaîne allemande ZDF à Bonn, interviewé par la radio allemande Deutschlandfunk.
 
L'ordre du jour du média changeait au fur et à mesure des évènements survenus sur la scène internationale. Les correctifs ne cessaient cependant d'arriver à la rédaction de la ZDF, ce qui se passe même de nos jours.
 
"A cette époque, nous n'avions pas le droit de dire du mal des nouveaux Länder fédéraux. Aujourd'hui, il est interdit de médire au sujet des réfugiés. Ce journalisme gouvernemental fait en sorte que les gens perdent toute confiance en nous", déplore M.Herler.
 
Ce n'est pas la première fois que la ZDF est accusée d'être politiquement engagée et d'avoir falsifié ses sujets. La chaîne a récemment diffusé un documentaire sur Vladimir Poutine. Les réalisateurs ont cependant commis une erreur et présenté, en tant que protagoniste du film, un volontaire né à Kaliningrad et ayant prétendument participé aux combats dans le Donbass, aux côtés des milices populaires.
 
Appelé Igor dans le film, mais Iouri Labyskin dans la vraie vie, le chômeur de 27 ans est en fait devenu acteur pour le documentaire de la chaîne allemande afin de toucher une rémunération de 50.000 roubles.
 
Auparavant, la même chaîne ZDF avait diffusé un reportage fait par un correspondant russe à Ouglegorsk (ville de la région de Donetsk) sur les positions des milices populaires, le présentant comme un reportage de journalistes ukrainiens soi-disant essuyant des tirs.
 
 
 
 
 

Youtube9/10/2014

Propagande médiatique : les révélations d’Udo Ulfkotte, ancien grand reporter allemand repenti

En Allemagne, le phénomène est désigné comme « l’effet Ulfkotte ». Udo Ulfkotte était rédacteur en chef du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung), qu’il a quitté. Pris de remord, il révéla dans un best-seller comment la CIA corrompt la presse allemande dans le but de manipuler l’opinion.

ojim27/11/2014

Un journaliste allemand révèle le pouvoir de la CIA sur la presse

Un ancien rédacteur en chef de l’un des plus gros journaux allemands a révélé sa participation à ce qu’il appelle une « corruption de nouvelles » à l’œuvre dans les médias occidentaux.
 
Selon Udo Ulfkotte, ancien du Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette manipulation à grande échelle est pilotée tout droit des États-Unis via la CIA avec pour but, ni plus ni moins, que de mener l’Europe dans une guerre contre la Russie.
 
Délire complotiste ? Sauf que M. Ulfkotte n’est pas n’importe qui. Ancien conseiller du gouvernement Helmut Kohl, il est membre du German Marshall Fund, a fait partie de la Fondation Konrad Adenauer de 1999 à 2003 et a été le cofondateur d’un mouvement de paix contre l’extrémisme islamique en Allemagne. Il a également remporté le prix civique de la Fondation Annette Barthelt en 2003.
 
C’est dans un récent livre, disponible uniquement en Allemand et intitulé « Gekaufte Journalisten (journaliste achetés) » qu’il a décidé de briser l’omerta. L’ouvrage est actuellement en tête des ventes sur Amazon.de.
 
Pour la télévision russe internationale RT, celui-ci explique qu’il a été « éduqué à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public ». Devant l’accélération des événements et la montée des tensions avec l’est, le journaliste a décidé de sortir de son silence. Très inquiet d’une nouvelle guerre en Europe, il explique qu’« il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre, et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes aussi ».
 
Ulfkotte va même jusqu’à assurer, à partir de sa propre expérience, que beaucoup de journalistes et de correspondants sont directement suivis par la CIA, jusqu’à servir d’espion. « J’ai été une « couverture non officielle ». La couverture non officielle, ça signifie quoi ? Cela signifie que vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez s’ils veulent que vous les aidiez, mais jamais, au grand jamais […] lorsque vous êtes attrapés, lorsqu’ils découvriront que vous n’êtes pas seulement un journaliste mais également un espion, ils ne diront jamais : « celui-ci était l’un des nôtres » », raconte-t-il.
 
Parlant de son pays, l’Allemagne, il explique que « nous sommes encore une sorte de colonie américaine, et, étant une colonie, il est très facile d’approcher les jeunes journalistes au travers des organisations transatlantiques », auxquelles appartiennent de nombreux hommes de presse. « Ce que font ces organisations transatlantiques, c’est de vous inviter pour voir les États-Unis, ils paient pour cela, ils paient toutes vos dépenses, tout. Ainsi, vous êtes soudoyés, vous devenez de plus en plus corrompus, parce qu’ils font de vous de bons contacts », poursuit-il.
 
Et ce phénomène ne se limite pas à l’Allemagne. Pour M. Ulfkotte, « c’est plus particulièrement le cas avec les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation beaucoup plus étroite », mais aussi avec les journalistes israéliens. En France, l’emprise américaine est, selon lui, plus limitée sur le monde de la presse. « Il y a de nombreux pays où ça se passe, où vous trouvez des gens qui déclarent être des journalistes respectables, mais si vous regardez plus derrière eux, vous découvrirez que ce sont des marionnettes manipulées par la CIA », ajoute l’ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
Et celui-ci de citer une anecdote. Un jour, les renseignements allemands lui demandent d’écrire un article contre le président libyen Mouammar Kadhafi. « Je n’avais absolument aucune information secrète concernant le colonel Kadhafi et la Libye. Mais ils m’ont donné toutes ces informations secrètes, et ils voulaient juste que je signe l’article de mon nom. Je l’ai fait. (…) Donc pensez-vous réellement que ceci est du journalisme ? Des agences de renseignement écrivant des articles ? »
 
Et malheur à qui refuserait les avances des renseignements ! Il perdrait tout simplement son travail. Ulfkotte confie que sa propre maison a déjà été perquisitionnée six fois « parce que j’ai été accusé par le procureur général allemand de divulgations de secrets d’État ».
 
Et le journaliste de conclure, avec une détermination qui fait froid dans le dos : « La vérité sortira un jour. La vérité ne mourra pas. Et je me fiche de ce qui va arriver. J’ai eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfants. Donc s’ils veulent me poursuivre ou me jeter en prison, la vérité en vaut la peine. »