Cambadélis, Valls et Le Foll actent la mort du Parti socialiste

  • Par lefigaro.fr
  • Mis à jour le 02/05/2017 à 12:11
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  • Publié le 02/05/2017 à 10:39

Après le faible score obtenu par Benoît Hamon (6,36% des voix), les ténors socialistes admettent qu'il faut tourner une page.

Benoît Hamon a-t-il été le dernier candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle? Dix jours après le premier tour, les ténors de la rue de Solférino reconnaissent que le faible score obtenu par l'ancien ministre (6,36%) marque la fin d'un cycle.

«Je pense que c'est la fin d'un parti tel qu'il a vécu jusqu'ici. Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives», explique Stéphane Le Foll dans une interview publiée mardi dans Le Parisien-Aujourd'hui-en-France. Le porte-parole du gouvernement n'est pas le seul à faire ce constat. Sur RFI, Jean-Christophe Cambadélis, l'actuel premier secrétaire de la rue de Solférino affirme «qu'après le 18 juin (second tour des législatives, NDLR), on fera le bilan de tout ça mais il est clair qu'il faudra une reconstruction voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d'Épinay est mort et bien mort». D'ici là, il promet qu'aux élections législatives «on ne reconnaîtra (déjà) plus le PS» car «il y aura des nouveaux candidats partout». «Nous n'allons pas attendre un congrès de refondation dans un an ou je ne sais quand» pour engager le renouvellement, insiste le député de Paris.

«Qu'avons nous à faire ensemble? Plus rien!»

Comme à son habitude, Manuel Valls a été bien plus tranché mardi sur Europe 1. L'ancien premier ministre a versé une dernière pelletée de terre sur le cercueil du PS. «C'est la fin d'une histoire, nous le savons bien», a-t-il lâché. «Le Parti socialiste doit bien sûr se dépasser, changer». Est-ce-la fin du PS? «Oui je l'ai dit». Le député de l'Essonne se désole que des changements n'aient pas été engagés plus tôt: «Nous n'avons pas été capables de changer notre nom, de nous dépasser, de changer notre nature». «Nous avons une alliance avec les écologistes qui eux espèrent une alliance avec Mélenchon. Il y a des socialistes, qui au sein du Parti socialiste, espèrent aussi cette alliance. Qu'avons nous à faire ensemble? Plus rien!», tranche Manuel Valls. «Nous sommes bien sûr sur l'essentiel face à l'extrême droite mais demain nous n'avons plus rien à faire ensemble quand il s'agit de gouverner», martèle l'ancien premier ministre.