La Corée du Nord menace d’effacer Israël de la carte

 


 
Kim Jong-un a averti Israël que la Corée du Nord pourrait l’oblitérer si l’entité sioniste  continue de déstabiliser le Moyen-Orient. Il a accusé Israël d'être la seule nation du Moyen-Orient à posséder illégalement des armes nucléaires avec la bénédiction des États-Unis.
 
Ces commentaires viennent après que le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, a accusé Jong d'être un « fou » qui fait partie d'un gang de « fous et radicaux » aux côtés de l'Iran et de la Syrie.

« Les remarques irréfléchies du ministre israélien de la Défense sont un comportement sordide et méchant et un sérieux défi à la RPDC [Corée du Nord],» a rapporté samedi l’Agence centrale coréenne des Nouvelles d'État (KCNA)
Selon un rapport de Jpost.com:
« Ceci[les déclarations du ministre israélien] est le stratagème cynique pour échapper à la dénonciation et la malédiction du monde, Israël  est la perturbatrice de la paix au Moyen-Orient, occupant des territoires arabes et est coupable de crimes contre l'humanité », a déclaré le porte-parole nord coréen. L'accès à l'énergie nucléaire est un « droit juste pour l'auto-défense pour faire face aux provocations agressives des États-Unis» dit-il.
La déclaration a pris fin avec un avertissement à Israël de « réfléchir à deux fois sur les conséquences de sa campagne de dénigrement contre la Corée du Nord, pour couvrir ses crimes contre l’Humanité et son occupation illégale des territoires arabes au Moyen-Orient. »
Mardi dernier, un officier supérieur de Tsahal a déclaré aux journalistes, lors d'une conférence spéciale, que les tensions en cours entre la Corée du Nord et les États-Unis pourraient avoir un impact sur la sécurité d'Israël. Il a expliqué qu’Israël pouvait supporter le poids d'une telle escalade dans les relations entre Washington et Pyongyang, car les États-Unis devraient détourner des ressources  militaires agressives du Moyen-Orient vers la Corée.
Un sénateur russe confirme : Israël risque d'être « rayé de la carte dans une contre frappe nucléaire '
Israël, qui a récemment déclaré qu'il pourrait lancer une attaque nucléaire préventive « dans les circonstances les plus extrêmes » court le risque d'être « rayé de la surface de la Terre » a déclaré Frantz Klintsevich le chef adjoint du comité de la Chambre supérieure russe.
« La déclaration faite par le ministre israélien de la Défense appelle à une réponse sévère et je n’ai pas peur d'aller trop loin. Au mieux cette déclaration peut être considérée comme un élément d'une guerre psychologique, qui semble particulièrement révoltante dans ce contexte …. Il y a une question tout à fait naturelle qui est : quels sont les pays qui pourraient être ciblés par Israël préventivement .  Si Israël frappe une puissance nucléaire, comme son territoire n’est pas vaste, Israël sera littéralement rayé de la surface de la terre dans une riposte nucléaire », a déclaré Klintsevich.
En cas de ciblage d'un pays non nucléaire, cela rappelle l'attaque nucléaire américaine sur Hiroshima et Nagasaki, a-t-il ajouté.
 
Les commentaires de Klintsevich vient après le ministre de la Défense d'Israël, a déclaré lundi qu'Israël est prêt à mener une attaque nucléaire préventive contre les ennemis, même si Israël n'est pas attaqué.
« Dans les circonstances les plus extrêmes, nous avons fait très clairement que vous ne pouvez pas exclure l'utilisation des armes nucléaires comme une première frappe »
Un rapport récent de l'Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) a montré que la menace d'un « événement de détonation d'arme nucléaire », accidentelle ou délibérée, est « sans doute à son plus haut en 26 ans depuis l'effondrement de l'Union soviétique », comme les relations entre les puissances nucléaires continuent de se détériorer.
 

L'horloge de l'apocalypse

La menace nucléaire dans le monde est notamment illustrée par l'horloge de l'Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock). Créée en 1947, peu de temps après les bombardements atomiques américains sur le Japon, et est régulièrement mise à jour depuis, par les membres du Bulletin des scientifiques atomistes, (BAS) basé à l'Université de Chicago. La menace d'une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu'il restait à l'humanité avant de sombrer. En 2012 elle indiquait 23 h 55, soit seulement 5 minutes avant la fin du monde.
En 2015, son aiguille s'était encore avancée, indiquant 23 h 57...

Les conséquences d'une guerre nucléaire : l'hiver nucléaire

L'hiver nucléaire est la conséquence planétaire la plus souvent avancée (notamment par les pacifistes) pour mettre en garde contre les conséquences d'une guerre atomique massive. Selon cette vision, la Terre serait alors enveloppée d'un écran de poussières radioactives empêchant l'énergie solaire de parvenir jusqu'à nous pendant une durée assez longue, ce qui ferait disparaître l'espèce humaine de notre planète.
En effet, sans l'énergie du soleil, les températures baisseraient et la photosynthèse serait compromise : les rendements agricoles s'effondreraient tandis que l'approvisionnement énergétique serait sollicité outre mesure pour chauffer les logements.
Dès 1982, des études russes et américaines ont évoqué les conséquences de frappes nucléaires : plus que la radioactivité élevée et les dégâts des explosions, l'humanité a bien plus à craindre d'un hiver atomique comme l'illustrent les recherches de deux scientifiques américains, Alan Robock et Owen Brian Toon. On parle souvent d'une guerre atomique massive entre la Russie et les Etats-Unis, mais il suffirait d'un conflit régional entre l'Inde et le Pakistan, qui se déchirent sur la région du Cachemire, avec un échange de 50 frappes chacun (seulement 0,4 % de l'arsenal nucléaire mondial) pour menacer de famine 1 milliard de personnes !
Selon ce scénario, 20 millions de personnes seraient tuées par l'effet direct des explosions nucléaires, mais il y a pire : des incendies colossaux, incontrôlables enverraient dans l'atmosphère 9 millions de tonnes de suie dans l'atmosphère. En moins de 50 jours, toute la planète serait affectée par les cendres : les rayons du Soleil seraient alors en partie filtrés pendant une décennie, la température planétaire baisserait de 1,25°C, les précipitations mondiales diminueraient de 10 %. Les gelées seraient plus fréquentes, la photosynthèse plus faible... L'agriculture serait durement affectée et donc les ressources alimentaires pour l'ensemble de l'humanité.
Luke Oman, spécialiste du climat au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, (Maryland) a indiqué dans une interview que les émissions provenant de multiples explosions nucléaires, contrairement à une éruption volcanique, sont constituées de suie (et non de particules de sulfate), ce qui pourrait faire diminuer la température dans des proportions bien plus importantes.
Selon un scénario basé sur l'équivalent de 100 bombes comme celle d'Hiroshima, les incendies qui s'en suivraient libéreraient plus de 5 mégatonnes de suies de carbone dans la haute atmosphère. Au sol, la température globale baisserait de 1 °C au cours des trois premières années. Le niveau de précipitations baisserait globalement en moyenne de 10 % dans les deux à quatre ans suivant l'événement.
Ce scénario s'accompagne d'une perte généralisée d'ozone stratosphérique avec des conséquences sensibles sur des populations très éloignées de la zone de conflit. Les cycles agricoles, par exemple, seraient probablement désorganisés du fait de l'effet combiné d'un refroidissement, d'une moindre pluviométrie et de la baisse de l'intensité des rayons solaires à la surface terrestre. Ceci se traduirait par des interruptions à répétition des cycles de croissance dues au gel.
Bien qu'il soit certain qu'une guerre nucléaire serait sans aucun doute dévastatrice, le degré des dommages imposés à la Terre en général reste sujet à controverse, même si les simulations s'affinent régulièrement.