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PUBLIÉ PAR ROSALY LE 25 MAI 2017
 

Si en Occident, des citoyens angéliques manifestent en faveur de l’accueil illimité de migrants, en Bulgarie, ils s’organisent pour protéger leurs frontières des envahisseurs.

Italie

Peu importe si l’Italie est submergée par l’afflux interrompu de clandestins, peu importe si les centres d’accueil sont sursaturés, peu importe l’insécurité grandissante, la paupérisation de la population, la substitution en cours du peuple italien, le Maire de Milan, Beppe Sala, généreux et altruiste, a organisé samedi dernier une marche pro-migrants, appelée « Ensemble contre les murs. “Apparemment, il y a encore trop d’Italiens de souche et cela le perturbe. D’une générosité himalayenne envers les migrants, il souhaite accueillir encore plus de” chances » pour l’Italie.

Accueil et sécurité : fiers de notre Italie

Espagne

En février dernier, environ 160 000 personnes défilèrent à Barcelone pour l’accueil de milliers de réfugiés. La maire de gauche de la deuxième ville d’Espagne, Ada Colau, avait appelé les manifestants à « emplir les rues » pour cette marche intitulée « nous voulons accueillir » (« volem acollir », en catalan)

Grande Bretagne

À Manchester, après l’atroce attentat, perpétré par un adepte de la merveilleuse « religion d’amour, de tolérance et de paix » les habitants défilent en brandissant « Peace and Love ». (Manchester s’est soumis : l’islam a fait sauter leurs enfants, et ils réagissent avec Peace and Love – Jean Patrick Grumberg)

Les islamistes tuent nos enfants, nos frères, nos sœurs, nos maris, nos femmes : les gauchistes en souhaitent encore plus !

« Ils n’auront pas notre haine » devient leur slogan favori. Le cœur ainsi apaisé, la vie continue… jusqu’au prochain massacre.

Bulgarie

Dans ce pays, par contre, autrefois sous le joug ottoman, les migrants ne sont pas les bienvenus, car la crainte d’une nouvelle invasion musulmane hante ses habitants. Des centaines de civils en tenue militaire se camouflent dans les forêts de Bulgarie, afin d’empêcher l’entrée d’illégaux en provenance de Turquie : ce sont les gardiens de la frontière.

Après la barrière de fils barbelés et de béton, construite en 2013, les volontaires de l’Union militaire des vétérans bulgares « Vasil Levski » et le mouvement « Shipka » se sont joints aux agents de Frontex et aux responsables des frontières. Bien entraînés, ils se déplacent silencieusement, dans la dense végétation de la montagne Strandja, une terre grande comme un mouchoir de poche, suspendue entre l’Est et l’Ouest, en face de la mer Noire. Ils communiquent via des walkies-talkies et des appeaux, imitant le chant des oiseaux. À leur tête se trouve Vladimir Ruscev, ex-officier de l’armée bulgare à la retraite. Son mouvement comporte 800 volontaires effectifs et des milliers de soutiens. Depuis 4 ans, ils s’autofinancent et patrouillent, à tour de rôle, par groupe de 30-40 personnes, les 230 km de frontière avec la Turquie.

Identikit du volontaire

Dans leurs rangs, il y a des vétérans, des étudiants, des maçons. Ils peuvent aussi compter sur quelques femmes. L’avocat Lachezar el Kemal de confession musulmane fait aussi partie du groupe. Ainsi que des centaines d’autres, qui refusent catégoriquement de révéler leur lieu d’origine, leur nom et leur profession. Ils portent quasi tous une cagoule, car l’EI a mis leur tête à prix. Ils se méfient aussi du gouvernement officiel, même si ce dernier n’a jusqu’à présent pris aucune mesure à leur encontre, mais dans l’imaginaire collectif, le gouvernement représente un nid de corruption, de complots et d’ingérence étrangère et est responsable du déclin du rêve européen. Dix ans après l’entrée de la Bulgarie dans l’UE, la pauvreté et le chômage ont augmenté.

Les volontaires tiennent à prendre leur distance avec les groupes d’extrême-droite et se considèrent comme des partisans. Ils ne veulent pas être étiquetés « chasseurs » de migrants, ils veulent simplement défendre leur frontière contre la mafia, qui gère les trafics d’êtres humains, la drogue et les armes.

Dans la réalité, leur objectif est de bloquer quiconque se trouve dans les forêts, en application du Code pénal, qui interdit l’entrée de tout étranger en Bulgarie, en dehors des zones autorisées. De nombreuses ONG déclarent que leur mouvement est en marge de la légalité, car ils se déplacent masqués, armés de couteaux et autres objets contondants. Toutefois, jusqu’à présent, les signalisations d’actes de violence à l’encontre des migrants ont été imputées aux seules Autorités des Frontières. Personne à Harmanli, le camp de réfugiés, qui abrite 3000 personnes, n’a, à ce jour, accusé les cagoulés des forêts d’abus ni de harcèlement.

« Quand nous les trouvons, nous appelons la police. Défendre le pays doit être un honneur a déclaré le commandant Vladimir Ruscev, citant l’article 59 de la Constitution bulgare. C’est une question d’honneur pour chaque citoyen bulgare. »

En marge de l’Europe

Un mouvement hétéroclite, hybride, perceptible et limité, qui échappe aux définitions. Borderline, comme la culture identitaire bulgare, définie dans les essais de Jordan Ljuckanov, de l’Institut de Littérature, de l’Académie bulgare des Sciences. Non seulement un dualisme Est-Ouest, Europe-Orient, mais une frontière invisible, qui pour les patriotes bulgares représente le dernier bastion à défendre contre l’islamisation de la Bulgarie et de l’Europe. Peurs et ressentiments, qui enfoncent leurs propres racines dans les 500 ans de domination ottomane et dans quasi 50 ans de dictature soviétique.

Ce n’est pas un hasard, si les des deux mouvements portent les noms de « Vasil Levski » et de Shipka ».

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Vasil Levski est un héros national et un révolutionnaire aimé par tout le peuple bulgare, surnommé l’apôtre de la liberté. Il fut pendu à Sofia par les Ottomans en 1873.

 

 

Shipka rappelle la ville symbole de la victoire bulgaro-russe sur les Ottomans.

 

 

L’histoire est un cercle dans les Balkans, où les problématiques actuelles se mêlent aux évènements du passé, en s’appropriant souvent du présent. À Yasna Polyana et près du camping Nestinarka, en face de la mer Noire, les recherches dans les forêts alternent avec les entraînements.

La peur de l’invasion

« C’est un endroit où chaque jour des milliers de migrants économiques essayent d’entrer dans le pays » déclare Vladimir Rusev ». Ce ne sont pas des réfugiés qui fuient la Syrie, mais des musulmans radicalisés, parmi lesquels se cachent des combattants de l’EI. » Un habitant de Burgas lui fait écho : « J’ai décidé de les rejoindre, car le gouvernement ne veut pas nous protéger. Personne ne nous défend, alors nous agissons. Il s’agit d’une invasion planifiée. Ceux qui traversent les frontières sont des soldats et non de simples migrants. “

Au cours de ces dernières années, environ 800 000 ‘demandeurs d’asile’ sont passés par la Bulgarie pour arriver dans le cœur de l’Europe. Treize mille sont encore dans le pays.

Objets personnels et vêtements trouvés dans les forêts sont enlevés par les volontaires, non seulement pour nettoyer les lieux, mais également pour ne pas laisser des traces à suivre à ceux, qui passeront par là à l’avenir. Dans l’inconnue d’une frontière partagée entre l’accueil et le refoulement, humanité et propagande, la frontière demeure le premier obstacle à franchir par celui qui espère se mettre à l’abri dans la forteresse Europe ou… la conquérir.

En Bulgarie, des citoyens responsables ont décidé d’assurer la sécurité de leurs frontières, suite à l’inertie coupable de leurs dirigeants irresponsables. Un exemple à suivre en Occident !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : I guardiani dei confini europei: Cosi fermiamo i imigranti (Gli Occhi della Guerra) traduit et adapté par Rosaly