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George Soros

Israël vs Soros, le milliardaire dont tout le monde a marre

© AP Photo/ Kevin Wolf
INTERNATIONAL
20:17 12.07.2017(mis à jour 20:18 12.07.2017)URL courte
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Israël contre Soros? Le scénario pourrait sembler étrange à certains. En Iran, on considère en effet que le milliardaire est sioniste. Mais chez les Israéliens sionistes, justement, Soros est l’une des personnes les plus détestées sur Terre.

 

Personne n'a donc été surpris par la déclaration du ministère israélien des Affaires étrangères contre Soros: «Cet homme a tenté systématiquement de détruire les gouvernements démocratiquement élus d'Israël en soutenant différentes organisations qui propagent des mensonges sur l'État hébreu et tentent de le priver du droit à la légitime défense».

 

Le conflit a éclaté suite à la campagne lancée contre Soros par le premier ministre Viktor Orban en Hongrie, où des affiches ont été collées dans les rues pour refléter l'exigence légitime des Hongrois qu'on ne s'ingère pas dans leurs affaires intérieures. Soros avait en effet condamné le gouvernement hongrois pour sa réticence à accueillir des réfugiés musulmans sur son territoire. La réponse d'Orban correspondait entièrement à l'avis de la grande majorité des Hongrois: les milliardaires étrangers ne doivent pas s'ingérer dans les affaires intérieures de leur pays.

 

Des groupuscules extrémistes ont profité de cette campagne pour mettre en avant leur propagande antisémite et néonazie. C'est précisément ce qui a provoqué les déclarations de la communauté juive de Hongrie et de l'ambassadeur israélien dans ce pays.

 

Bien évidemment, le gouvernement israélien voit dans les manifestations néonazies un phénomène inadmissible. Mais il ne faut pas confondre les attaques des extrémistes marginaux et l'expression légitime du mécontentement face aux tentatives grossières du milliardaire mondialiste d'imposer aux pays d'Europe une catastrophe démographique.

Mais revenons aux relations entre Soros et Israël. L'antipathie envers le milliardaire dans ce pays découle de son attitude continuellement hostile envers l'État hébreu. Il n'a pas simplement critiqué tel ou tel gouvernement, mais il a activement financé des organisations comme BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) qui remettent en question le droit même d'Israël à exister.

 

De plus, Soros s'est activement ingéré dans les campagnes électorales en Israël pour porter au pouvoir des libéraux de gauche.

 

Toutefois, cela aurait pu être oublié s'il n'avait pas participé, en sus, à l'activité anti-israélienne du département d'État américain.

Aujourd'hui, le thème de la prétendue ingérence russe dans les élections américaines génère chaque jour un torrent toujours plus intense de publications antirusses. Des hackers anonymes russes sont soupçonnés d'avoir piraté le serveur du parti démocrate. Dans le même temps, les Américains ont eux-mêmes financé directement la campagne contre le premier ministre Benjamin Netanyahu en 2015. Cette question a été abordée aussi bien au congrès américain que dans les médias israéliens, mais n'a pas obtenu un écho social proportionnel.

 

Ainsi, pendant la campagne israélienne le département d'État américain a versé 350.000 dollars à l'organisation OneVoice International pour travailler contre l'élection de Netanyahu. Cet argent a été transféré au groupe V15 en Israël, qui recherchait des informations compromettantes sur Netanyahu, publiait contre lui des articles subventionnés et propageait des rumeurs. Maintenant, devinez à qui appartient OneVoice International? Qui était à l'origine de cette structure libérale mondialiste en 2003? Bien évidemment, c'était George Soros.

 

Il est à noter que l'argent qui a servi à s'ingérer dans les élections israéliennes a été envoyé depuis le budget national américain. Non pas par des hackers mythiques, mais par le département d'État avec Soros.

 

Sachant qu'il n'est pas question d'un rival des USA, mais d'un pays, à première vue, ami. Si c'est ainsi qu'ils traitent leurs alliés, ne faut-il pas étudier de plus près les méthodes et l'ampleur de leur ingérence dans les affaires de leurs adversaires?

 

Israël a déjà pris conscience du danger que revêtaient les technologies «oranges». Un député de la Knesset du parti Likoud vient de soumettre un projet de loi qui ne permettra plus à Soros de s'ingérer dans les affaires israéliennes par le biais de ses ONG.

Sans oublier que la semaine prochaine, le premier ministre israélien Netanyahu se rendra en Hongrie pour une visite amicale.